Coutume coutume : La veuve et l’orphelin / La veuve et le beau-frère

Publié le par C.K.

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La veuve épousait son beau-frère mais à certaines conditions !

C’est dégueulasse ! Mais, dans plusieurs religions, cette coutume a eu lieu.

Ainsi chez les hébreux, la loi qui ordonnait ces mariages était conçue en ces termes  : Lorsque deux frères demeurent ensemble, et que l'un d'eux meurt sans enfants, la femme de celui qui est mort n'en épousera point d'autre que le frère de son mari, qui la prendra pour femme, et suscitera des enfants à son frère, et il donnera le nom de son frère à l’aîné des fils qu'il aura d'elle, afin que le nom de son frère ne soit point éteint dans Israël.

 

    Hamlet, Gertrude et le Spectre.

Et là le hic, c’est qu’Hamlet existe. Hamlet est ! On pourrait même pousser le rapprochement avec être ou ne pas être ! Possible. Et le génie de Shakespeare c’est qu’il l’a fait enfant unique et Hamlet porte le même nom que son père !

Chic ! Choc ! Ça va saigner.

Oh ! Tiens, c’est peut-être pour cela que le Spectre ne demande pas vengeance pour la mère. Elle croit obéir à la coutume. Elle croit bien faire.

Et puis le beau-frère devait prendre sa belle-sœur sans cérémonie : ah trahison, ce n’est pas le cas. Il y a eu festin et pas des moindres.  

Hamlet : « Ô infamie ! Oh ! Verrouillez les portes ! Trahison, démasquez –la. » . Et si ce démasquez-là nous était adressé par rapport à cette coutume ? Possible.

En tous cas, tous ceux qui assistent au duel Hamlet- Laërte crient : « Trahison, trahison ! », comme un air de révolte face au mauvais usage des coutumes.

Il faut résoudre le mystère de la mère : est-elle au courant du meurtre ? est-elle au courant de la coutume ? Affaire à suivre…

Publié dans HAMLET ANALYSE

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